TVA et praticiens non réglementés : ce qu'il faut savoir pour facturer sereinement

Par Équipe CabinetZen · Publié le 24/08/2026 · Mis à jour le 24/08/2026

La question de la TVA revient souvent chez les praticiens non réglementés — coachs, naturopathes, sophrologues, hypnothérapeutes — qui n'ont pas, contrairement aux professions de santé conventionnées, d'exonération automatique liée à leur activité.

La question de la TVA revient souvent chez les praticiens non réglementés — coachs, naturopathes, sophrologues, hypnothérapeutes — qui n'ont pas, contrairement aux professions de santé conventionnées, d'exonération automatique liée à leur activité.

Pourquoi la question ne se pose pas pareil pour tous les praticiens

Les professions de santé réglementées (médecins, infirmiers, certains psychologues sous conditions) bénéficient d'une exonération de TVA sur les actes de soin, prévue par le code général des impôts. Les praticiens non réglementés — coachs, naturopathes, sophrologues, praticiens en médecines douces non reconnues par l'État — n'entrent pas dans ce cadre. Leur activité est en principe soumise à la TVA, sauf à bénéficier d'un régime particulier : la franchise en base.

La franchise en base de TVA : la situation de la plupart des praticiens

En pratique, la grande majorité des praticiens libéraux non réglementés relèvent de la franchise en base de TVA, notamment ceux en micro-entreprise. Ce régime dispense de facturer et de collecter la TVA tant que le chiffre d'affaires annuel reste sous un seuil déterminé chaque année par l'administration fiscale. Concrètement, cela signifie facturer des montants "nets de TVA", sans ligne TVA sur la facture, avec la mention obligatoire "TVA non applicable, article 293 B du CGI".

Ce qui change si le seuil est dépassé

Si le chiffre d'affaires dépasse le seuil de la franchise en base, l'obligation de facturer la TVA s'applique, avec un délai de tolérance selon les cas. Le praticien doit alors ajouter la TVA sur ses factures, la déclarer et la reverser à l'administration fiscale selon une périodicité définie. C'est un changement qui demande d'adapter son mode de facturation et de tarification, puisque le client final absorbe généralement cette TVA.

Les erreurs fréquentes

Deux erreurs reviennent souvent. La première : oublier de vérifier chaque année si le seuil de la franchise a été dépassé, notamment en cas de développement rapide de l'activité — le dépassement engage une obligation à compter d'une date précise, pas au 1er janvier suivant. La seconde : mal rédiger la mention obligatoire sur la facture en franchise, ou l'omettre totalement, ce qui peut être source de confusion en cas de contrôle.

Comment sécuriser sa facturation au quotidien

Un logiciel de facturation adapté aux praticiens libéraux permet d'éviter ces deux pièges : la mention de franchise en base s'ajoute automatiquement sur chaque facture tant que le seuil n'est pas atteint, et le suivi du chiffre d'affaires cumulé permet de repérer à l'avance une approche du seuil, plutôt que de le découvrir après coup.

C'est l'un des rôles de CabinetZen : générer des factures conformes par défaut, avec les bonnes mentions selon votre situation, et un suivi du chiffre d'affaires qui alerte avant qu'un seuil réglementaire ne soit franchi.

En résumé

La plupart des praticiens non réglementés facturent en franchise en base de TVA, sans avoir à s'en préoccuper au quotidien — à condition de rester sous le seuil et de mentionner correctement leur situation sur chaque facture. Un suivi régulier du chiffre d'affaires évite les mauvaises surprises en cas de développement de l'activité.

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